Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans la modernisation des infrastructures de transport aérien.
Sous l’impulsion du Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, quatre entreprises de génie civil ont signé, jeudi 29 octobre 2026, à Kinshasa, des contrats portant sur la réhabilitation, la modernisation et la construction de 13 aéroports à travers la République démocratique du Congo (RDC).
Les premières infrastructures sont attendues à la livraison à partir de fin 2028.
Les entreprises retenues, toutes déjà implantées en RDC, sont SAFRICAS, SAFRIMEX, SOKERICO et MODERN CONSTRUCTION.
Les travaux seront entièrement financés par le Trésor public et s’inscrivent dans la mise en œuvre de la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, exprimée lors de son adresse au Congrès du 8 décembre 2025, en faveur d’un meilleur désenclavement du territoire national.
La répartition des chantiers entre les entreprises couvre plusieurs provinces. SAFRICAS interviendra sur les aéroports de Boende (Tshuapa), Kalemie (Tanganyika) et Kikwit (Kwilu).
SAFRIMEX prendra en charge ceux de Bandundu et Kikwit ? Non : Bandundu (Kwilu), Bumba et Lisala (Mongala), Tshikapa (Kasaï) ainsi que Matadi (Kongo-Central).
De son côté, SOKERICO exécutera les travaux aux aéroports de Gbadolite (Nord-Ubangi) et Buta-Zega (Bas-Uélé), tandis que MODERN CONSTRUCTION sera chargée des infrastructures de Gemena (Sud-Ubangi), Mbandaka (Équateur) et Muanda (Kongo-Central).
Le programme devrait également s’étendre à deux autres plateformes aéroportuaires, celles de Beni (Nord-Kivu) et d’Isiro (Haut-Uélé). Leur intégration à cette feuille de route est annoncée dans les prochains jours, avec la société Mont Gabaon.
Des infrastructures pour renforcer la connectivité nationale
Au-delà de la réhabilitation des pistes, le programme prévoit des interventions structurelles destinées à mettre les plateformes concernées aux standards d’exploitation attendus.
Les travaux comprennent notamment la construction et l’allongement des pistes d’atterrissage, l’édification d’aérogares et de tours de contrôle, l’installation de murs de clôture ainsi que l’aménagement de casernes anti-incendie, de bâtiments d’inspection et d’infrastructures dédiées au fret.
À travers cet investissement, les autorités congolaises ambitionnent de renforcer la connectivité entre les provinces, de faciliter la mobilité des personnes et des biens et de dynamiser les échanges économiques entre les différents bassins de production du pays.
Le Hautpanel
