À l’ouverture de la Conférence parlementaire des femmes pour la paix et le développement, organisée dans le cadre du Forum des Parlements de la CIRGL, la Première ministre congolaise a plaidé pour une participation féminine qui dépasse la simple représentation institutionnelle.
Elle a également dénoncé l’agression rwandaise et les violences perpétrées contre les populations dans l’Est de la RDC.
La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, entend placer les femmes au cœur des mécanismes de paix, de sécurité et de reconstruction dans la région des Grands Lacs.
Prenant la parole, ce lundi 2 novembre 2026, à l’ouverture de la Conférence parlementaire des femmes pour la paix et le développement, organisée dans le cadre du Forum des Parlements de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), la cheffe du Gouvernement congolais a appelé à dépasser la logique de représentation féminine pour instaurer une véritable influence des femmes sur les décisions politiques et sécuritaires.
Devant les délégations parlementaires, Judith Suminwa a dénoncé l’agression rwandaise ainsi que les violences auxquelles sont confrontées les populations de l’Est de la République démocratique du Congo.
Elle a insisté sur la nécessité de reconnaître aux femmes un rôle central dans la prévention des conflits, les initiatives de médiation et les efforts de reconstruction, particulièrement dans les zones affectées par l’instabilité sécuritaire.
Pour la Première ministre, leur participation ne doit plus se limiter à une présence symbolique dans les institutions ou les instances de concertation.
Elle doit se traduire par une capacité réelle à peser sur les orientations politiques, les décisions sécuritaires et les mécanismes de résolution des crises.
Dans cette perspective, elle a exhorté les parlementaires à mobiliser les instruments législatifs et budgétaires pour renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre et promouvoir l’autonomisation économique des femmes.
Elle a également insisté sur la nécessité de transformer les engagements régionaux en mesures concrètes, assorties de mécanismes de suivi et de contrôle parlementaire.
« Notre ambition doit donc être claire : passer de la représentation à l’influence. Et passer de l’influence aux résultats », a martelé Judith Suminwa.
À travers ce plaidoyer, la cheffe du Gouvernement pose ainsi la question de l’effectivité du leadership féminin dans la recherche de la paix dans les Grands Lacs.
Un enjeu majeur pour une région où les conflits armés et les violences continuent de fragiliser les populations, avec des conséquences particulièrement lourdes pour les femmes et les filles.
Le Hautpanel
