L’Office national des transports (ONATRA) accélère la réhabilitation de la voie ferrée au départ de Matadi, dans la province du Kongo-Central, avec l’ambition de réduire la congestion routière et de fluidifier l’acheminement des marchandises vers Kinshasa.
Une nouvelle étape de ce projet a été franchie le mardi 3 novembre 2026, avec l’arrivée à Matadi d’une machine poseuse de rails destinée à intensifier les travaux sur le réseau ferroviaire.
Selon la direction provinciale de l’ONATRA, cette infrastructure doit permettre de transférer une partie du transport des conteneurs du port MGT de Matadi vers le port sec de Kenge, situé à une trentaine de kilomètres de la ville portuaire. Les marchandises seront ensuite acheminées par route vers Kinshasa et d’autres destinations.
Le projet prévoit notamment le remplacement des rails dégradés ainsi que la réhabilitation de plusieurs ouvrages d’art indispensables à la circulation sécurisée des trains. Jean-Claude Ngoma Moussa, directeur délégué des chemins de fer à Matadi, souligne que ces travaux sont essentiels pour assurer la liaison entre le port MGT, la gare de Matadi et le port sec de Kenge.
« Les rails seront remplacés et les ouvrages d’art seront construits pour permettre aux trains de circuler en toute sécurité entre le port MGT, la gare de Matadi et le port sec de Kenge », a-t-il expliqué.
Désengorger Matadi et soulager la RN1
Au-delà de la réhabilitation ferroviaire, l’enjeu est également économique et logistique. En transférant une partie du flux de conteneurs vers Kenge, l’ONATRA entend réduire le nombre de camions poids lourds qui traversent Matadi et empruntent la route nationale numéro 1 (RN1), un axe stratégique reliant le Kongo-Central à Kinshasa.
« Les véhicules viendront récupérer les marchandises au port sec de Kenge pour les acheminer vers Kinshasa. L’impact attendu est la réduction du nombre de véhicules qui accèdent à la ville de Matadi », a précisé Jean-Claude Ngoma Moussa.
La relance de ce corridor ferroviaire pourrait ainsi contribuer à décongestionner les infrastructures routières, à améliorer les conditions de transport des marchandises et à renforcer les échanges commerciaux entre le principal port maritime du pays et la capitale.
Le Hautpanel
