Le cardinal Fridolin Ambongo a vivement interpellé les autorités congolaises sur l’impasse dans laquelle se trouve le processus de dialogue national en République démocratique du Congo.
S’exprimant lundi 26 octobre 2026 à Assise, en Italie, lors d’une rencontre interreligieuse organisée par la Communauté de Sant’Egidio, l’archevêque métropolitain de Kinshasa a appelé les acteurs politiques à privilégier une démarche inclusive pour sortir durablement le pays de la crise.
Quarante ans après la journée historique de prière pour la paix initiée par le pape Jean-Paul II, cette rencontre a servi de tribune au prélat congolais pour dénoncer les obstacles qui paralysent les initiatives de dialogue en RDC.
Selon lui, les préalables imposés, les lignes rouges et les exclusions définies à l’avance compromettent les chances d’aboutir à une véritable concertation nationale.
« Un dialogue qui exclut ceux avec qui l’on est en guerre n’est pas un dialogue : c’est un monologue », a-t-il martelé, mettant ainsi en garde contre une démarche qui ne réunirait pas l’ensemble des parties concernées par la crise congolaise.
Pour le cardinal Ambongo, la réponse à l’insécurité persistante dans l’Est du pays ne peut reposer exclusivement sur l’option militaire. Il estime que la recherche de la paix nécessite également des initiatives politiques et diplomatiques capables de s’attaquer aux causes profondes des conflits.
Le prélat a, par ailleurs, exhorté les dirigeants de la RDC et des pays de la région des Grands Lacs à relancer le dialogue sans exclusions, afin de créer les conditions d’une solution durable aux tensions qui fragilisent la région.
Il a également interpellé la communauté internationale sur sa responsabilité dans la persistance des conflits, dénonçant notamment le commerce des ressources minières qui contribue, selon lui, à alimenter les violences dans l’Est congolais.
Cette prise de position du cardinal Ambongo intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en RDC.
Le Hautpanel
