Le présidium de la coalition C64 a ouvert ses travaux ce lundi 26 octobre 2026 à Rome, en Italie, dans un contexte politique particulièrement tendu en République démocratique du Congo. Ces assises réunissent plusieurs figures majeures de l’opposition congolaise autour des enjeux liés à la défense de l’ordre constitutionnel, à la situation politique nationale et aux libertés fondamentales.
Autour de la table figurent Martin Fayulu, président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Moïse Katumbi, leader d’Ensemble pour la République, Augustin Matata Ponyo, président du Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), Delly Sesanga, figure de proue d’Envol, ainsi que Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président de l’Alliance pour le Changement (ACh).
Au-delà de cette concertation politique, les cinq responsables de l’opposition ont exprimé une exigence commune : la libération sans délai de Prince Epenge, opposant interpellé dimanche 25 octobre à Kinshasa par le Conseil national de cyberdéfense (CNC), selon les informations communiquées.
Cette prise de position intervient dans un climat marqué par des tensions persistantes entre le pouvoir et plusieurs acteurs de l’opposition. En plaçant la question de la libération de Prince Epenge au cœur de leurs échanges, les dirigeants du C64 entendent faire de cette interpellation un sujet majeur du débat politique national.
Les travaux de Rome pourraient ainsi constituer une étape importante dans la coordination des forces opposées au pouvoir en place. Reste à savoir si cette convergence politique débouchera sur une stratégie commune, capable de peser davantage sur les décisions nationales et sur l’évolution de la crise politique congolaise.
À Rome, l’opposition congolaise affiche donc un front commun et adresse un message sans ambiguïté : la défense de l’ordre constitutionnel doit également passer par le respect des libertés publiques et des droits des acteurs politiques.
Le Hautpanel
