Les élections législatives en Israël débouchent sur une impasse politique, tandis que des soupçons de fraude électorale viennent compliquer davantage la formation du prochain gouvernement. Avec environ 99,5 % des suffrages dépouillés, aucun des principaux blocs politiques ne parvient à atteindre la majorité absolue fixée à 61 sièges sur les 120 que comptent la Knesset.
Selon les projections rapportées ce jeudi 29 octobre 2026 par The Times of Israel et RBC-Ukraine, le Likoud de Benyamin Netanyahu arrive en tête avec 27 sièges, devant Yashar, la formation politique de Gadi Eisenkot, créditée de 21 sièges. Le bloc de la coalition sortante obtiendrait 53 sièges, contre 48 pour l’opposition. Les partis arabes totalisaient, quant à eux, 19 sièges, dont 11 pour la Liste conjointe et 8 pour Ra’am, dirigée par Mansour Abbas.
Cette configuration place les formations arabes dans une position stratégique, susceptible de peser lourdement dans les négociations pour la constitution du prochain exécutif.
Mais au-delà de cette fragmentation politique, le scrutateur est désormais éclaboussé par des accusations de manipulation électorale. La police israélienne a procédé à l’arrestation de sept personnes dans le cadre d’une enquête présumée sur des opérations d’achat de voix. Parmi les suspects figureraient trois directeurs d’établissement scolaire. Les enquêteurs auraient notamment découvert des enveloppes contenant de l’argent liquide ainsi que des documents électoraux liés au parti Ra’am.
Parallèlement, le Shin Bet, le service de renseignement intérieur israélien, examine des informations faisant état d’un possible financement qatari destiné à influencer le processus électoral. Les soupçons portent sur des transferts qui se chiffreraient à plusieurs dizaines de millions de shekels.
De son côté, le Likoud de Benyamin Netanyahu cherchait à obtenir l’annulation des résultats dans certains bureaux de vote où il dénonce d’éventuelles irrégularités.
Toutefois, à ce stade, aucune des enquêtes n’a établi l’existence d’une opération coordonnée de manipulation du examen. Les accusations restent donc à vérifier et les éventuelles éventuelles conséquences à déterminer.
Entre absence de majorité parlementaire, enquêtes policières et soupçons d’ingérence financière étrangère, Israël s’engage dans une nouvelle séquence d’incertitude politique. L’issue des enquêtes et des alliances qui pourront nouer les différentes formations seront déterminantes pour savoir qui parviendra à réunir les 61 sièges nécessaires pour gouverner.
Le Hautpanel
