Le président sud-africain Ramaphosa a eu plusieurs discussions cette semaine sur la situation dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), y compris une récente aujourd’hui jeudi 30 janvier. Cependant, les informations partagées dans les médias par les responsables sud-africains et par le président Ramaphosa contiennent plusieurs distorsions et mensonges.
Tout d’abord, il est important de préciser que la Rwanda Defence Force (RDF) est une armée, et non une milice, comme certains l’ont laissé entendre.
De plus, SAMIDRC, bien qu’elle se présente comme une force de maintien de la paix, n’a pas ce rôle. Autorisée par la SADC, cette force a agi comme une force belligérante, combattant aux côtés de groupes armés comme les FDLR. Cela a contribué à l’échec des négociations.
Il est aussi essentiel de clarifier que ce n’est pas le M23 qui a tué les soldats sud-africains, mais bien la FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo).
Le président Ramaphosa n’a jamais fait de « mise en garde » publique. Il a seulement demandé des conditions adéquates pour les soldats sud-africains, comme de l’électricité, de la nourriture et de l’eau.
Enfin, bien que l’Afrique du Sud puisse soutenir des solutions pacifiques, elle n’est pas en position de jouer le rôle de médiateur dans ce conflit. Le Rwanda est prêt à traiter cette situation sur un plan de confrontation, si nécessaire.
Les discussions sur la situation dans l’Est de la RDC montrent l’importance de clarifier les faits et de comprendre les véritables enjeux sur le terrain.