Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, a promis l’instauration d’un partenariat « cohérent, pragmatique et stratégique » entre le Royaume-Uni et la Chine, à l’occasion de sa visite officielle à Pékin et à Shanghai, entamée ce mercredi 28 janvier 2026.
Accompagné d’une délégation de près de 60 entreprises et institutions culturelles britanniques, le chef du gouvernement entend marquer un tournant dans la relation bilatérale, après des années d’approche jugée instable et contradictoire sous les gouvernements précédents.
Deuxième économie mondiale et troisième partenaire commercial du Royaume-Uni, la Chine représente un acteur incontournable pour Londres. Les échanges avec Pékin soutiennent aujourd’hui environ 370 000 emplois britanniques, dans un contexte mondial marqué par l’instabilité économique et géopolitique.
Selon Downing Street, cette visite vise à bâtir un partenariat « adapté à notre époque », fondé sur l’intérêt national britannique, la croissance économique et la sécurité. Le Premier ministre a souligné que dialoguer avec la Chine ne signifie pas ignorer les désaccords, mais les affronter avec lucidité et constance.
« La Chine est importante pour le Royaume-Uni. Entretenir une relation stratégique et stable avec elle est dans notre intérêt national, tout en maintenant des garde-fous clairs en matière de sécurité », a déclaré Keir Starmer.
Au cœur des discussions figurent le commerce, l’investissement et la sécurité nationale. Londres plaide notamment pour un meilleur accès au marché chinois dans des secteurs clés où le Royaume-Uni dispose d’un avantage comparatif : services financiers, industries créatives, sciences de la vie et transition énergétique.
Toutefois, le Premier ministre a été clair : la coopération économique ne se fera pas au détriment de la sécurité nationale. Il entend aborder ouvertement les sujets de désaccord, dans un esprit de dialogue franc et responsable.
Le secrétaire d’État au Commerce et aux Entreprises, Peter Kyle, a salué cette approche équilibrée, estimant que l’engagement actif et pragmatique reste le meilleur moyen de protéger les intérêts britanniques, plutôt que l’isolement. De son côté, la secrétaire économique du Trésor, Lucy Rigby, a mis en avant les opportunités offertes par une coopération renforcée dans les services financiers, pilier de l’économie britannique.
La délégation comprend des entreprises et institutions de renom telles que HSBC, GSK, Jaguar Land Rover, AstraZeneca, British Airways, le National Theatre ou encore le Musée d’histoire naturelle, illustrant la diversité des intérêts britanniques en Chine.
À Pékin, Keir Starmer doit rencontrer le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Qiang, avant de se rendre à Shanghai pour des échanges avec des acteurs économiques chinois et britanniques. Cette visite s’inscrit dans la continuité du Dialogue économique et financier 2025, qui avait généré 600 millions de livres sterling de bénéfices immédiats pour le Royaume-Uni.
À l’issue de son déplacement en Chine, le Premier ministre se rendra à Tokyo pour renforcer le partenariat stratégique avec le Japon, autre pilier de la politique étrangère et économique britannique en Asie.
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