À l’issue du troisième tour de négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis à Genève, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyyed Abbas Araghchi, a dressé jeudi 26 février 2026, un bilan jugé encourageant, tout en reconnaissant la persistance de certains points de divergence.
Selon le chef de la diplomatie iranienne, la séance de ce jour a été « l’une des plus sérieuses et des plus longues » depuis la reprise des discussions. Les pourparlers ont duré environ quatre heures dans la matinée, suivies de deux heures et demie dans l’après-midi, témoignant de l’intensité des échanges.
Les négociations se sont tenues de manière indirecte, sous la médiation du ministre omanais des Affaires étrangères, Sayyid Badr Albusaidi, qui a assuré la liaison entre les deux délégations. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a également participé à certains segments des discussions, notamment sur les aspects techniques liés au dossier nucléaire. Sa présence, a souligné Araqchi, a été « bénéfique » pour approfondir les échanges spécialisés.
Malgré la longueur et la complexité des débats, les deux parties se sont engagées « très sérieusement » dans la négociation des éléments d’un éventuel accord, aussi bien sur le programme nucléaire iranien que sur la question cruciale de la levée des sanctions économiques. « Sur certains points, un consensus s’est instauré », a indiqué le ministre iranien, tout en admettant que « des divergences d’opinions subsistent » sur d’autres aspects.
Fait notable, Téhéran estime que le niveau de sérieux affiché par les deux camps est aujourd’hui plus marqué que lors des précédents cycles, traduisant une volonté accrue de parvenir à une solution négociée.
Il a été convenu que des équipes techniques se réuniraient dès lundi à Vienne, au siège de l’AIEA, afin d’entamer des investigations approfondies avec l’appui des experts de l’organisation. L’objectif est de définir un cadre et un format précis pour traiter les questions techniques encore en suspens.
Le ministre iranien a par ailleurs affirmé que son pays avait « très clairement » exposé ses attentes concernant la levée des sanctions. Avant la tenue du quatrième cycle de négociations, prévu la semaine prochaine, des consultations auront lieu dans les capitales respectives afin d’évaluer les marges de manœuvre et de préparer la suite du processus.
Ce troisième round à Genève apparaît ainsi comme une étape charnière, marquée par des avancées tangibles mais encore fragiles, dans un dossier aux implications régionales et internationales majeures.
Le Hautpanel
