Les États-Unis ont annoncé, ce jeudi 30 avril 2026, des sanctions à l’encontre de l’ancien président congolais Joseph Kabila, l’accusant d’avoir apporté un soutien matériel et financier à des groupes armés actifs dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué officiel, le porte-parole du Département d’État, Thomas “Tommy” Pigott, a déclaré que ces groupes, notamment le Mouvement du 23 mars (M23) et l’Alliance Fleuve Congo (AFC), constituent « des vecteurs majeurs de violence et d’instabilité » dans la région.
Selon Washington, ces sanctions visent à répondre aux menaces persistantes contre la stabilité de la RDC et à envoyer un message clair à tous les acteurs impliqués dans le conflit : toute entrave aux efforts de paix entraînera des conséquences.
Les autorités américaines réaffirment leur soutien au peuple congolais et appellent les dirigeants régionaux à se désolidariser des acteurs responsables de la violence. L’administration de Donald Trump souligne également son engagement à faire respecter les accords internationaux, notamment ceux conclus à Washington et dans le cadre de l’Accord-cadre de Doha, afin de promouvoir une paix durable.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel 13413, tel que modifié par le décret 13671, qui permet de sanctionner toute personne impliquée dans un soutien matériel ou financier à des groupes armés.
Les États-Unis ont enfin insisté sur leur volonté de privilégier des solutions diplomatiques pour mettre fin aux souffrances des populations civiles dans l’est de la RDC et instaurer une stabilité durable dans la région des Grands Lacs.
Le Hautpanel
