La République démocratique du Congo est frappée par le virus d’Ebola, avec l’apparition d’une nouvelle flambée ce vendredi 15 Mai 2026 dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays.
Selon le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a déjà confirmé 13 cas positifs du virus Ebola.
Dans une mise à jour parallèle, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) évoque environ 246 cas suspects et 65 décès, des chiffres encore en cours de vérification par les autorités sanitaires.
Parmi les cas confirmés, quatre décès ont été enregistrés, tandis que plusieurs cas suspects restent en observation dans des zones comme Bunia, Mongwalu et Rwampara, où la surveillance épidémiologique a été renforcée.
Une riposte sanitaire déjà déployée
Dès les premières alertes signalées le 5 mai, l’OMS a déployé des équipes d’experts sur le terrain pour appuyer les autorités congolaises dans les investigations, notamment la recherche des contacts et la collecte d’échantillons.
Après des premiers tests négatifs, certains prélèvements transmis à Kinshasa ont finalement confirmé la présence du virus Ebola, selon les autorités sanitaires.
Des équipes spécialisées en communication des risques, prévention des infections, soins cliniques et logistique sont en cours de déploiement pour renforcer la réponse sanitaire.
L’Ituri fait face à une nouvelle épreuve sanitaire dans un contexte déjà marqué par des tensions sécuritaires persistantes dans l’Est du pays depuis plusieurs décennies.
L’OMS a déjà acheminé du matériel médical et des équipements de protection à Bunia, tout en mobilisant 500.000 dollars issus de son Fonds d’urgence pour soutenir la riposte.
Cette nouvelle flambée constitue la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis 1976, rappelant la persistance du virus malgré l’existence de vaccins et de traitements récents.
Le Hautpanel
