À Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, douze détenus se sont évadés ce jeudi 23 juillet 2026 alors qu’ils étaient reconduits vers la prison centrale de Kasapa après leur comparution devant le tribunal militaire.
Cet incident, qui met une nouvelle fois en lumière les insuffisances du système de transfèrement des prisonniers en République démocratique du Congo, fait déjà l’objet d’une enquête destinée à établir les circonstances de cette évasion et les responsabilités éventuelles.
Selon les informations disponibles, les détenus étaient transportés à bord d’un minibus loué, sous l’escorte de militaires armés.
Malgré ce dispositif, les fugitifs sont parvenus à prendre la fuite dans des circonstances qui restent à élucider.Pour Bertin Tshoz, chargé de la gouvernance, sécurité et paix au sein du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga, cet incident révèle les limites des mécanismes actuels de sécurisation des transfèrements.
Il souligne que, bien que les détenus soient généralement menottés et surveillés par des militaires armés, les moyens logistiques demeurent inadaptés face aux exigences sécuritaires.
Afin de réduire les risques d’évasion, la société civile préconise l’organisation de certaines audiences directement dans l’enceinte de la prison de Kasapa lorsque les impératifs de sécurité l’imposent. Elle plaide également pour l’acquisition de véhicules spécialement conçus pour le transport des détenus.
De son côté, Joseph Kongolo, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), estime que le véhicule utilisé n’était pas adapté à ce type d’opération.
Il appelle, à l’instar de plusieurs acteurs de la société civile, à une réforme du système de transfèrement des prisonniers afin de renforcer la sécurité, prévenir de nouvelles évasions et restaurer la confiance dans l’administration pénitentiaire.
Le Hautpanel
