En République démocratique du Congo, trois organisations de la société civile ont annoncé, ce vendredi 29 mai 2026, la création du Conseil pour la Défense de la Constitution (CDC), une structure destinée à veiller au respect et à la protection de la Constitution congolaise.
L’annonce a été faite par le président de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), Me Jean-Claude Katende. Selon lui, cette initiative regroupe l’ASADHO, Justicia ASBL ainsi que la Ligue Congolaise de Lutte contre la Corruption (LICOF).
« Ce 29 mai 2026, trois organisations de la société civile de la RDC (ASADHO, Justicia et LICOF) ont mis en place le Conseil pour la Défense de la Constitution (CDC) dont la mission est de contribuer à la protection de la Constitution. Les adhésions sont ouvertes pour les ONG », a déclaré Me Katende.
Dans une sortie particulièrement critique envers le chef de l’État, l’activiste des droits humains, Me Katende, estime que le président Félix Tshisekedi aurait « trahi le peuple, son serment, sa parole, sa conscience et la Constitution », avant de conclure : « Pouvons-nous encore lui faire confiance ? Non. »
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par l’examen de la proposition de loi relative à l’organisation du référendum en RDC. Le mercredi 27 mai 2026, la plénière de l’Assemblée nationale a approuvé le rapport de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) sur cette question et a également déclaré recevable le rapport annuel 2025 de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
La création du CDC intervient alors que le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile congolaise.
Le Hautpanel
