Le président de Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima, a souligné l’importance du respect du calendrier électoral en République démocratique du Congo à l’approche des échéances de 2028. Dans une intervention accordée à rfi.fr, il a averti que tout report des élections pourrait entraîner des tensions politiques et compromettre la consolidation de la démocratie dans le pays.
« Il est important que le pays ne rate pas un cycle parce qu’il n’y a pas eu de diligence du côté de la CENI», a déclaré Denis Kadima. Selon lui, chaque institution doit assumer ses responsabilités afin de garantir la tenue des scrutins dans les délais prévus par la Constitution.
Le président de la centrale électorale rappelle que la Constitution confère à la CENI la mission d’organiser les élections et les référendums. À ce titre, l’institution doit rester constamment prête à répondre à toute sollicitation légale émanant des autorités compétentes.
La CENI se dit prête pour un éventuel référendum
Évoquant l’hypothèse d’un référendum, régulièrement évoquée dans le débat politique congolais, Denis Kadima a précisé que la décision relève exclusivement des acteurs politiques. Toutefois, il assure que la CENI dispose de l’expertise nécessaire pour organiser une telle consultation populaire.
« Une fois que les acteurs politiques se sont mis d’accord, la CENI est tenue d’être prête pour pouvoir organiser », a-t-il expliqué.
Le président de la CENI estime même qu’un référendum est techniquement plus simple à organiser qu’une élection classique. « Un référendum est plus facile qu’une élection. Il n’y a que deux choix : oui ou non », a-t-il indiqué, tout en insistant sur la nécessité de disposer d’un délai suffisant pour les préparatifs logistiques et techniques.
Un enjeu majeur pour la stabilité politique
À moins de deux ans des prochaines échéances électorales, les déclarations de Denis Kadima interviennent dans un contexte où plusieurs acteurs politiques s’interrogent sur les réformes institutionnelles et électorales susceptibles d’être engagées avant 2028.
Pour le président de la CENI, la priorité demeure la préservation de la stabilité du pays à travers le respect des cycles électoraux. Selon lui, les retards dans l’organisation des scrutins ont souvent été à l’origine de tensions et de crises politiques en RDC.
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