L’opposant congolais Delly Sesanga est empêché d’accéder à des soins médicaux appropriés en Europe, à la suite des violences brutales perpétrées contre les leaders de la La coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) lors du sit-in du 12 juin, a appris la rédaction de lehautpanel.com ce lundi à Kinshasa.
Selon Martin Fayulu, cette décision prise dimanche 28 juin 2026 à l’aéroport de N’Djili, constitue une preuve que le régime du Président Tshisekedi cherche à éliminer physiquement ses opposants les plus résolus.
Pour sa part, Lubaya Claudel André a également exprimé son soutien à Delly Sesanga Hipungu.
« En empêchant Delly Sesanga Hipungu d’embarquer sur son vol ce jour et en confisquant arbitrairement son passeport, le régime vient de jeter son dernier masque. Son glissement vers la tyrannie ne fait désormais plus l’ombre d’un doute. C’est précisément ce qui explique son acharnement à vouloir modifier la Constitution : légaliser l’arbitraire et conférer une apparence de légitimité à un pouvoir absolu. Après avoir méprisé l’opposition en la traitant d’« opposition ya pete », le pouvoir, à court d’arguments, recourt désormais aux voies de fait, à l’humiliation et à l’arbitraire. En agissant ainsi, il se place en rébellion ouverte contre la Constitution, les lois de la République et les engagements internationaux de la RDC. Il tourne le dos aux aspirations profondes du peuple congolais à la démocratie, aux libertés fondamentales et à l’État de droit. C’est un pari aussi dangereux qu’insensé. En choisissant l’arbitraire plutôt que le droit, le pouvoir sème lui-même les graines de sa propre chute et expose la Nation à une crise politique majeure aux conséquences imprévisibles », a soutenu Lubaya Claudel André.
L’opposant Jean –Marc Kabund –A-Kabund a appelé les partenaires de la République Démocratique du Congo à agir face à cette décision.
« Cette dérive confirme que le combat contre la tyrannie dans notre pays n’est plus une option, mais un devoir patriotique pour sauver notre démocratie et l’État de droit. Nous appelons les partenaires de la RDC, les États-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine, ainsi que toutes les organisations attachées à la démocratie et aux droits humains à prendre la pleine mesure de ces violations répétées et à en tirer toutes les conséquences », a-t-il déclaré.
Le Hautpanel
