Le 36ᵉ Sommet de l’OTAN, accueilli les 7 et 8 juillet 2026 à Ankara sous l’impulsion du président turc Recep Tayyip Erdoğan, s’est conclu par une démonstration d’unité et d’ambition stratégique. Face à un environnement sécuritaire de plus en plus instable, les dirigeants des pays alliés ont acté une accélération sans précédent des investissements militaires, du renforcement des capacités de défense et du soutien à l’Ukraine.
À l’issue des travaux, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a salué des avancées majeures vers l’objectif fixé d’allouer 5 % du PIB à la défense d’ici à 2035. Selon lui, les dépenses de défense et de sécurité des Alliés approchent déjà les 4 % du PIB, traduisant un changement de paradigme : « il ne s’agit plus de fixer des objectifs, mais d’obtenir des résultats ».
Le sommet a également débouché sur des engagements industriels d’envergure. Plus de 50 milliards d’euros de nouveaux projets d’acquisition ont été annoncés lors du Forum OTAN des industries de défense. Les Alliés ont, en parallèle, lancé une ambitieuse initiative consacrée aux drones, avec plus de 40 milliards de dollars d’investissements prévus sur les cinq prochaines années afin de renforcer les capacités aériennes sans pilote de l’Alliance.
Sur le plan logistique, l’OTAN a validé un programme historique de 27 milliards d’euros destiné à moderniser et étendre son réseau d’approvisionnement en carburant, notamment par la construction de nouveaux pipelines vers le flanc oriental de l’Alliance, afin d’améliorer la disponibilité opérationnelle de ses forces.
Les membres de l’Alliance ont en outre renouvelé leur soutien à l’Ukraine, promettant au moins 70 milliards d’euros d’aide militaire en 2026, avec un engagement équivalent pour 2027. Ce soutien comprend des équipements, des formations et une assistance militaire destinés à renforcer la capacité de défense de Kiev face à la guerre menée par la Russie.
En clôturant le sommet, Mark Rutte a insisté sur la solidité du principe de défense collective inscrit dans l’article 5 du traité fondateur de l’Alliance, affirmant que « l’unité, la solidarité et la force collective demeurent les piliers de la paix, de la sécurité et de la prospérité de l’espace euro-atlantique ». Ce sommet d’Ankara marque ainsi une nouvelle étape dans la transformation de l’OTAN vers une posture de défense renforcée face aux défis géopolitiques actuels.
Le Hautpanel
