Le trafic maritime commercial à travers le détroit d’Ormuz reste extrêmement perturbé, selon les données de suivi disponibles sur MarineTraffic. Au cours des dernières 24 heures soit dimanche 12 juillet 2026, moins de cinq navires marchands auraient réussi à achever leur transit par ce passage stratégique, confirmant une forte réduction des mouvements maritimes dans cette zone essentielle au commerce mondial de l’énergie.
Les rares navires ayant poursuivi leur route ont emprunté principalement le schéma de séparation du trafic situé du côté iranien, au nord du détroit. Cette situation intervient après l’annonce de la marine des Gardiens de la révolution islamique (IRGC-N), affirmant que le détroit d’Ormuz était fermé, une déclaration qui a immédiatement renforcé les inquiétudes sur la sécurité de la navigation internationale.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole et de gaz, se retrouve ainsi au centre d’une crise majeure. La baisse spectaculaire des passages commerciaux témoigne de la prudence des compagnies maritimes, plusieurs armateurs ayant réduit ou suspendu leurs opérations face aux risques sécuritaires croissants.
Les chiffres observables pourraient toutefois sous-estimer l’ampleur réelle des mouvements maritimes. Certains navires choisissent de désactiver leur système d’identification automatique (AIS), un dispositif utilisé pour le suivi public des bâtiments en mer, afin de limiter leur visibilité dans une zone devenue hautement sensible.
Alors que les tensions militaires s’intensifient dans le Golfe, la quasi-paralysie du trafic dans le détroit d’Ormuz fait peser de nouvelles inquiétudes sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, les marchés de l’énergie et la stabilité économique internationale.
Le Hautpanel
