Le gouvernement fédéral du Nigeria a confirmé, ce mardi 20 octobre 2026, un premier cas de maladie à virus Ebola dans le Territoire de la capitale fédérale (FCT), à Abuja.
À la suite de cette confirmation par laboratoire, les autorités sanitaires ont immédiatement activé leur dispositif de riposte afin de prévenir toute propagation de l’infection.
Selon le communiqué du ministère fédéral de la Santé et du Bien-être social, la patiente est une femme récemment arrivée au Nigeria à bord d’un vol international en provenance de l’Ouganda.
Elle avait été admise dans un établissement hospitalier privé de la capitale, où elle a reçu des soins pendant plusieurs jours avant que le diagnostic d’Ebola ne soit confirmé.
La patiente est actuellement placée en isolement et bénéficie d’une prise en charge médicale.
44 contacts identifiés et placés sous surveillance
Face à cette situation, les autorités sanitaires ont lancé une opération de recherche des personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus. À ce stade, 44 contacts rapprochés ont été identifiés. Il s’agit notamment de membres du personnel médical, de patients, d’accompagnateurs ainsi que de personnes ayant pu être en contact avec la patiente durant son déplacement.
La surveillance épidémiologique a également été renforcée. L’établissement hospitalier concerné bénéficie d’un accompagnement spécifique pour améliorer les mesures de prévention et de contrôle des infections.
Le ministère fédéral de la Santé, le Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC) et les autorités sanitaires du territoire fédéral coordonnent les opérations de riposte.
Les établissements de santé appelés à la vigilance
Le gouvernement a placé les structures sanitaires publiques et privées de l’ensemble du pays en état de vigilance renforcée. Les professionnels de santé sont appelés à détecter rapidement tout cas suspect, à procéder à son isolement et à appliquer rigoureusement les mesures de prévention et de contrôle des infections.
Les autorités rappellent que le virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée présentant des symptômes, ou d’une personne décédée de la maladie, ainsi que par contact avec des objets contaminés.
La maladie ne se transmet pas avant l’apparition des symptômes.
Le gouvernement appelle la population au calme
Tout en appelant les populations à la vigilance, les autorités nigérianes déconseillent la panique et insistent sur l’importance de l’hygiène des mains, de l’évitement des contacts avec les liquides biologiques de personnes suspectées d’être infectées et du signalement rapide de toute exposition potentielle.
Les symptômes à surveiller comprennent notamment la fièvre, une faiblesse intense, des maux de tête, des vomissements et la diarrhée.
Toute personne présentant des symptômes après une exposition potentielle est invitée à éviter les contacts rapprochés et à contacter les autorités sanitaires avant de se rendre dans un établissement de santé.
Le Nigeria met en avant son expérience de 2014
Dans son communiqué, le gouvernement fédéral rappelle que le Nigeria avait réussi à contenir une précédente épidémie d’Ebola en 2014. Il estime disposer de l’expérience et des capacités de santé publique nécessaires pour faire face à ce nouveau cas.
Le gouvernement, les autorités du territoire fédéral et leurs partenaires assurent poursuivre les investigations et promettent de communiquer régulièrement sur l’évolution de la situation.
Pour toute information ou pour signaler un cas suspect, le Centre nigérian de contrôle des maladies met à disposition son numéro vert, accessible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept : 6232.
La maîtrise de ce cas dépendra notamment de la rapidité de l’identification des personnes exposées, du suivi des contacts et de la coopération de la population avec les équipes sanitaires.
Le Hautpanel
