L’Iran maintient fermement sa position sur son programme nucléaire. Téhéran refuse catégoriquement tout transfert de ses stocks d’uranium enrichi hors de son territoire, affirmant que ces matières constituent un patrimoine national destiné à être utilisé à l’intérieur du pays.
Cette position a été réaffirmée ce mardi 20 octobre 2026 par Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, lors d’une rencontre avec le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, en visite en Iran, selon la télévision d’État iranienne.
« Pas même une infime quantité de matière nucléaire enrichie ne quittera l’Iran », a déclaré Mohsen Rezaei, soulignant que ces ressources représentent un atout stratégique et une richesse nationale pour le peuple iranien.
Au-delà de cette déclaration, Téhéran pose également des conditions préalables à toute reprise des discussions avec Washington.
Le responsable iranien a affirmé qu’aucune négociation ne pourrait être engagée tant que les États-Unis n’auront pas pris des mesures concrètes pour rétablir la confiance.
Selon lui, ce processus devra impérativement commencer par le respect des conditions fixées par l’Iran.
Cette prise de position traduit la fermeté de la République islamique sur l’une des principales questions au cœur des tensions avec les puissances occidentales : le contrôle de ses stocks d’uranium enrichi et les garanties entourant son programme nucléaire.
La visite du chef de l’armée pakistanaise intervient ainsi dans un contexte diplomatique particulièrement sensible, alors que les perspectives d’un rapprochement entre Washington et Téhéran restent conditionnées par des divergences profondes sur le dossier nucléaire.
Le Hautpanel
