L’ancien président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, a regagné son domicile en homme libre, vendredi 23 octobre 2026, à Kinshasa, après plusieurs heures d’audition par les services de renseignements.
Son interpellation, intervenue aux premières heures de la matinée et suivie d’une perquisition à son domicile, suscite une vive contestation de la part de son avocat, Laurent Onyemba.
Selon ce dernier, les agents des services de renseignements se sont présentés au domicile de son client vers 5 heures du matin.
Il dénonce des conditions d’intervention qu’il juge irrégulières, affirmant que l’ancien ministre de la Justice, âgé de 84 ans, aurait notamment été privé de ses médicaments et empêché de communiquer avec ses avocats ainsi qu’avec les membres de sa famille.Pour Laurent Onyemba, cette intervention était disproportionnée.
Il estime qu’une simple convocation en journée aurait suffi pour permettre aux services concernés d’entendre son client dans le respect de ses droits fondamentaux.
« Au Congo ou ailleurs, le principe, c’est la liberté, et la détention en est l’exception », a-t-il rappelé, assimilant les circonstances de cette interpellation à un enlèvement.
L’avocat annonce, par ailleurs, son intention d’engager les voies de droit appropriées afin d’obtenir réparation et de préserver l’honneur de son client.
Il inscrit également cet épisode dans une série de faits qu’il considère comme des arrestations arbitraires, sans toutefois que les autorités aient, à ce stade, communiqué les motifs officiels de l’interpellation.
Figure majeure de la scène politique congolaise, Alexis Thambwe Mwamba a notamment occupé les fonctions de ministre de la Justice avant d’accéder à la présidence du Sénat en juillet 2019. Il a dirigé la chambre haute du Parlement jusqu’en février 2021, date de sa démission.
À ce stade, les circonstances exactes de son audition et les raisons ayant motivé l’intervention des services de renseignements restent à éclaircir.
Le Hautpanel
