Les États-Unis semblent renforcer leurs préparatifs militaires face à une éventuelle escalade avec l’Iran.
Selon des informations rapportées par NBC News, des militaires américains sont retirés de certaines installations en Jordanie, au Qatar et au Koweït, tandis que plusieurs ambassades américaines au Moyen-Orient réduisent leurs effectifs.
D’après quatre sources citées par la chaîne américaine, ces mouvements s’inscriraient dans un dispositif de précaution similaire à celui mis en œuvre par le Pentagone la semaine précédant le déclenchement de la guerre en février.
L’objectif serait de maintenir les systèmes de défense aérienne et les dispositifs de sécurité tout en éloignant le personnel américain des zones susceptibles d’être exposées à des frappes de missiles.
Parallèlement, plusieurs options militaires seraient à l’étude sur le bureau du président Donald Trump.
Parmi les cibles évoquées figurent les installations souterraines de Pickaxe Mountain, l’île de Qeshm, située dans le détroit d’Ormuz, ainsi que l’île de Kharg, infrastructure stratégique par laquelle transite l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes.
Selon NBC News, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, serait favorable, en privé, à une action militaire contre ces objectifs.
D’autres conseillers de Trump exprimeraient toutefois des réserves et s’interrogeraient notamment sur les conséquences d’une intervention et sur les conditions d’une éventuelle sortie de crise.
Le calendrier reste également incertain. Donald Trump avait déclaré, le 8 octobre, qu’aucune opération ne serait engagée avant le 3 novembre.
Mais, selon un responsable cité par NBC News, une intervention aussi bien avant qu’après cette échéance serait désormais envisagée.
L’île de Kharg apparaît comme l’un des points les plus sensibles de cette stratégie. Une éventuelle attaque contre cette infrastructure pourrait porter un coup majeur aux recettes pétrolières de Téhéran et fragiliser davantage son économie. Mais une telle opération risquerait également de provoquer une riposte iranienne et de faire flamber les cours du pétrole, avec un baril de Brent susceptible de dépasser les 130 dollars.
Le retrait préventif de militaires américains prend ainsi une dimension particulière : il pourrait traduire la volonté de Washington de réduire l’exposition de ses forces à une éventuelle riposte iranienne, alors que les options militaires semblent gagner du terrain au sein de l’administration Trump.
Le Hautpanel
