La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présenté et défendu, ce jeudi 29 octobre 2026, devant l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Évalué à 56 930 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains, ce budget est équilibré en recettes et en dépenses et affiche une progression de près de 12 % par rapport au budget rectificatif de 2026.
Au cœur des priorités gouvernementales figure la défense de l’intégrité territoriale, la sécurisation des populations et la restauration d’une paix durable, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires auxquels le pays demeure confronté.
À cet effet, le deuxième pilier du Programme d’actions du Gouvernement bénéficie d’une enveloppe de 14 091 milliards de francs congolais, équivalant à environ 6,1 milliards de dollars américains. Ces ressources sont destinées à financer les secteurs de la défense nationale, de la sécurité intérieure, de la stabilisation des communautés, de la justice ainsi que de la diplomatie.
Devant les députés nationaux, Judith Suminwa a insisté sur le caractère prioritaire de ces investissements. « La défense de l’intégrité territoriale, la sécurité de nos populations et la recherche d’une paix durable occupent une place centrale dans les priorités présentées », at-elle déclaré.
La cheffe du Gouvernement a, par ailleurs, réaffirmé la détermination de l’exécutif à mettre fin à l’occupation d’une partie du territoire national, martelant que la souveraineté du pays ne saurait être négociée.
« L’unité et la souveraineté de la République démocratique du Congo ne sauraient faire l’objet d’aucun compromis », a-t-elle affirmé, réitérant l’engagement du gouvernement sous le leadership du président Félix Tshisekedi.
La présentation de ce projet de loi marque ainsi que le début de son examen parlementaire. Au-delà de son augmentation budgétaire, le texte sera particulièrement attendu sur sa capacité à traduire les ambitions gouvernementales en réponses concrètes, notamment face à l’urgence sécuritaire, aux besoins de stabilisation et aux attentes socio-économiques de la population congolaise.
Le Hautpanel
