Le vice-président américain JD Vance aurait proposé d’engager des négociations directes avec un haut responsable iranien de la sécurité afin de parvenir à une issue diplomatique à la guerre entre Washington et Téhéran.
Selon des informations rapportées par Iran International, JD Vance aurait adressé une lettre à Rezaei pour lui proposer une rencontre en face-à-face, qui pourrait se tenir à Doha, au Qatar, ou à Istanbul, en Turquie.
Au cœur des exigences américaines figure la volonté d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
Washington se dit toutefois conscient des préoccupations économiques de Téhéran, notamment son souhait d’obtenir un allègement des sanctions internationales et de relancer son économie, fortement éprouvée par les restrictions.
Dans cette perspective, les médiateurs qataris ont effectué un nouveau déplacement à Téhéran vendredi, dans le but de rapprocher les positions des deux parties. Mais les divergences restent importantes, notamment sur l’ordre des concessions à engager pour parvenir à un accord.
L’Iran exige la levée préalable du blocus naval et des restrictions visant ses exportations pétrolières, estimant que ces mesures doivent être assouplies avant toute avancée majeure.
À l’inverse, l’administration américaine souhaite que la question nucléaire soit abordée en priorité.
Cette divergence sur le séquençage des négociations constitue l’un des principaux obstacles à une désescalade.
Une éventuelle rencontre directe entre JD Vance et le responsable iranien pourrait néanmoins ouvrir une nouvelle voie diplomatique, à condition que les deux camps acceptent de dépasser leurs exigences initiales.
Le Hautpanel
