Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Ghalibaf, a livré vendredi 17 avril 2026 de nouvelles précisions sur l’état des négociations en cours et sur la situation sécuritaire dans la région du détroit d’Ormuz, au lendemain de l’annonce d’un cessez-le-feu.
Selon les déclarations relayées par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, les autorités affirment qu’« il reste encore beaucoup à faire pour garantir la sécurité des familles et la stabilité régionale ». Le cessez-le-feu conclu récemment serait accompagné de mesures techniques déjà connues et liées à des engagements antérieurs datant du 10 avril.
Téhéran insiste notamment sur le fait que la circulation des navires commerciaux dans le détroit stratégique se fera désormais sous coordination iranienne. Les autorités précisent que les itinéraires maritimes seront définis par l’Iran en collaboration avec les instances compétentes, tout en appelant les médias et l’opinion publique à ne pas se laisser influencer par des « manœuvres médiatiques contradictoires ».
Dans ce contexte, l’Iran se présente comme garant de la sécurité du détroit d’Ormuz et affirme ne faire « aucune concession » concernant ses intérêts nationaux. Toute tentative de blocus naval attribuée aux États-Unis est qualifiée par Téhéran de violation du cessez-le-feu, susceptible de provoquer une réponse appropriée.
Par ailleurs, les autorités iraniennes indiquent qu’aucune discussion n’est en cours sur une éventuelle prolongation du cessez-le-feu. L’Iran affirme concentrer ses efforts sur une sortie durable de crise, tout en rejetant toute idée de transfert de son uranium enrichi, considéré comme un élément non négociable.
Enfin, Téhéran rappelle que les questions liées au détroit d’Ormuz relèvent avant tout du terrain et de la souveraineté nationale, et non des déclarations en ligne ou médiatiques. Les forces armées iraniennes seraient chargées de superviser les mesures de contrôle du trafic maritime dans cette zone hautement stratégique.
Le Hautpanel
