Dans une déclaration publiée vendredi 17 avril 2026 sur Truth Social, le président américain Donald Trump a vivement critiqué l’OTAN, après avoir été contacté par l’organisation dans le contexte de la stabilisation de la situation dans le détroit d’Ormuz.
« Maintenant que la situation dans le détroit d’Ormuz est réglée, j’ai reçu un appel de l’OTAN me demandant si nous avions besoin d’aide. Je leur ai dit de rester à l’écart, à moins qu’ils ne veuillent simplement charger leurs navires de pétrole. Ils ont été inutiles quand on avait besoin d’eux, de vrais tigres de papier ! » a déclaré Trump, selon ses propos publiés en ligne.
Cette sortie intervient alors qu’un sommet international s’est tenu à Paris, réunissant 51 pays autour de la question de la sécurité maritime et de la réouverture du détroit d’Ormuz. Selon les déclarations rapportées, la réunion, co-présidée par Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, a été marquée par une annonce inattendue : l’Iran aurait confirmé la réouverture du détroit en plein déroulement des discussions.
Keir Starmer a réagi en déclarant : « Nous saluons l’annonce qui a été faite pendant notre réunion. » Mais la séquence diplomatique est jugée contrastée par plusieurs observateurs, certains soulignant le décalage entre les initiatives militaires et diplomatiques des différents acteurs. Les États-Unis, sous l’impulsion de Donald Trump, affirment avoir assumé une part majeure des efforts initiaux liés à la sécurisation de la zone, tandis que certains alliés européens sont accusés d’être restés en retrait durant les phases les plus tendues.
Dans ce contexte, Trump a également reproché à certains partenaires, dont la France et le Royaume-Uni, leur lenteur d’intervention et leur position prudente durant la crise, estimant qu’ils n’ont rejoint les discussions qu’une fois la situation largement stabilisée.
Une nouvelle conférence militaire est annoncée à Londres la semaine prochaine afin de coordonner une éventuelle mission de protection des routes maritimes, bien que plusieurs pays estiment que la dynamique diplomatique actuelle pourrait déjà réduire la nécessité d’une intervention prolongée.
Le Hautpanel
