L’émotion était palpable au Palais de la Nation ce samedi 6 juin 2026 lorsque la star congolaise Fally Ipupa a reçu des mains du président Félix Tshisekedi les insignes de Chevalier de l’Ordre National du Léopard ainsi que la Médaille d’Or du Mérite des Arts, Sciences et Lettres.
Dans un discours empreint de gratitude et d’humilité, l’artiste a dédié cette distinction à la musique congolaise et à l’ensemble des créateurs du pays, estimant que cet hommage dépasse sa personne pour célébrer la richesse culturelle de la République démocratique du Congo.« En honorant ma personne, c’est la musique congolaise que vous célébrez.
C’est la culture de notre pays que vous placez au rang qu’elle mérite », a déclaré le chanteur devant les plus hautes autorités de l’État.
Revenant sur son parcours, Fally Ipupa a rappelé ses origines modestes dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa, soulignant que son ascension est le fruit du travail, de la discipline et de la persévérance.
« J’ai grandi avec des rêves plus grands que mes moyens », a-t-il confié, évoquant les années de sacrifices, les longues répétitions et les scènes modestes qui ont précédé sa reconnaissance internationale.
L’un des moments les plus poignants de son intervention a été l’hommage rendu à ses parents disparus, Faustin Ipupa Ebamba et Monique Bolotuli Mbo.
Visiblement ému, l’artiste a déclaré que cette reconnaissance nationale lui faisait naturellement penser à ceux qui l’ont accompagné dans ses premiers pas et qui auraient été fiers de voir le chemin parcouru.
Au-delà de sa propre consécration, Fally Ipupa a lancé un appel à l’unité nationale, affirmant que l’art transcende les clivages politiques, ethniques et provinciaux.
« L’art n’a ni frontière, ni province, encore moins une appartenance tribale. Il rassemble et unit ce qui est dispersé », a-t-il insisté, dédiant sa décoration à tous les artistes congolais, des musiciens aux écrivains, en passant par les peintres, cinéastes, humoristes, stylistes et photographes.
S’adressant enfin à la jeunesse congolaise, l’artiste a livré un message d’espoir et de détermination. « Ne laissez jamais les circonstances définir vos limites », a-t-il exhorté, avant de conclure par une phrase qui a marqué l’assistance :
« Je suis la preuve vivante qu’un enfant de Bandalungwa peut porter les couleurs du Congo sur les plus grandes scènes du monde tout en restant profondément attaché à sa terre et à son peuple. »
Cette distinction consacre l’un des artistes africains les plus influents de sa génération et symbolise, pour de nombreux observateurs, la reconnaissance officielle du rôle majeur joué par la culture congolaise dans le rayonnement du pays à travers le monde.

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