Au terme du 36ᵉ sommet de l’OTAN, organisé dans la capitale turque, le président Recep Tayyip Erdoğan a présenté la rencontre comme un tournant majeur pour l’Alliance atlantique.
Lors d’une conférence de presse internationale tenue à Ankara mercredi 8 juillet 2026, il a affirmé que le sommet d’Ankara avait « jeté les bases d’une OTAN plus forte », fondée sur un partage plus équilibré des responsabilités entre alliés et un renforcement des capacités militaires collectives.
Le chef de l’État turc a mis en avant le rôle stratégique de la Turquie au sein de l’Alliance, rappelant que son pays dispose de la deuxième plus grande armée de terre de l’OTAN, contribue largement aux opérations et missions communes et entend assumer davantage de responsabilités dans les années à venir. Il a notamment annoncé le déploiement de chasseurs F-16 turcs en Estonie dès le mois d’août dans le cadre de la mission de police du ciel de l’OTAN.
Recep Tayyip Erdoğan a également défendu les performances de l’industrie de défense turque, estimant que la véritable puissance militaire repose sur une combinaison de technologies avancées, de capacités de déploiement et d’une production nationale durable. Il a cité les drones, les navires de guerre, le programme « Steel Dome » ainsi que l’avion de combat KAAN comme symboles de l’autonomie stratégique de la Turquie.
Sur le plan diplomatique, le président turc a plaidé pour une coopération plus étroite entre l’OTAN et l’Union européenne, tout en dénonçant les restrictions qui limitent, selon lui, la participation des pays non membres de l’UE aux initiatives européennes de défense. Il a également appelé à la suppression des obstacles au commerce des équipements militaires entre alliés.
Concernant les crises internationales, Erdoğan a renouvelé son offre de médiation entre la Russie et l’Ukraine, estimant qu’« une paix juste ne fait pas de perdants ». Il a aussi dénoncé la poursuite des violences à Gaza et au Liban, appelant à un règlement politique des conflits au Moyen-Orient et à la préservation de la stabilité régionale.
Interrogé sur les relations avec Washington, le président turc a affiché son optimisme quant au dossier des avions F-35 et à la levée des sanctions américaines. Il a assuré avoir obtenu une attitude favorable du président Donald Trump, évoquant également de futures coopérations dans les secteurs de la défense navale, de l’aéronautique et de l’économie.
Recep Tayyip Erdoğan a enfin confirmé que la Turquie accueillera avant la fin de l’année le sommet de l’Organisation des États turciques ainsi que la COP31 à Antalya, affirmant que le succès du sommet de l’OTAN renforce le statut diplomatique de la Turquie sur la scène internationale.
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