L’Espagne a confirmé son statut de grande favorite de cette Coupe du Monde 2026 en dominant la France (2-0), mardi 14 juillet soir au Stade de Dallas, en demi-finale. Maîtrise technique, organisation collective et efficacité offensive : la Roja a livré une prestation de très haut niveau pour éliminer des Bleus impuissants et décrocher sa deuxième finale mondiale, seize ans après son sacre de 2010.
Après un début de rencontre équilibré, l’Espagne a rapidement pris le contrôle des opérations. La sanction est venue à la 22e minute, lorsque Mikel Oyarzabal a transformé un penalty obtenu après une faute de Lucas Digne sur Lamine Yamal. Le jeune prodige espagnol, très remuant sur son côté, a constamment mis en difficulté la défense française.
Privée de William Saliba, sorti sur blessure avant la demi-heure de jeu, la France n’a jamais réussi à imposer son rythme. Malgré quelques tentatives de Bradley Barcola et Kylian Mbappé, les hommes de Didier Deschamps ont manqué de précision et de créativité face à une équipe espagnole parfaitement organisée.
Au retour des vestiaires, la Roja a continué à dicter le tempo. La récompense est arrivée à la 58e minute : après une superbe combinaison avec Dani Olmo, Pedro Porro a inscrit le deuxième but espagnol, mettant fin aux espoirs français.
L’Espagne, portée par une génération exceptionnelle autour de Lamine Yamal, Dani Olmo, Fabián Ruiz et Oyarzabal, confirme son impressionnante régularité. La sélection de Luis de la Fuente reste invaincue dans le temps réglementaire depuis 37 matches et affiche une solidité défensive remarquable avec un seul but encaissé depuis le début du tournoi.
Pour la France, la désillusion est immense. Les Bleus échouent à atteindre une troisième finale mondiale consécutive après 2018 et 2022. Didier Deschamps, qui quittera son poste après la compétition, termine son aventure avec une nouvelle défaite face à l’Espagne, une équipe qui aura souvent contrarié son mandat.
« Nous avons été un ton en dessous techniquement face à une équipe qui a parfaitement maîtrisé son sujet », a reconnu Deschamps après la rencontre.
L’Espagne attend désormais son adversaire pour la finale du dimanche 19 juillet au Stade de New York-New Jersey. Elle affrontera le vainqueur de l’autre demi-finale entre l’Angleterre et l’Argentine avec l’ambition de décrocher une deuxième étoile mondiale.
Le Hautpanel
