L’Institut national de santé publique (INSP) a apporté des précisions sur le suivi et la gestion des financements évoqués par Africa CDC dans le cadre de la riposte contre la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola (MVE17), qui touche huit provinces de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon les données communiquées par l’institution, une trentaine de partenaires intervenant dans la lutte contre l’épidémie ont, à ce jour, déclaré des engagements financiers compris entre 250 et 300 millions de dollars américains.
Toutefois, sur ce montant, environ 200 millions USD ont effectivement été reçus, tandis qu’un peu plus de 100 millions ont déjà été dépensés.
Par ailleurs, près de 100 millions de dollars resteraient disponibles et pourraient être mobilisés dans le cadre du plan de riposte de deuxième génération.
Face aux enjeux liés à la gestion de ces ressources, l’INSP, chargé de coordonner l’ensemble des financements destinés à la riposte, entend renforcer les mécanismes de transparence et de redevabilité.
À cet effet, chaque partenaire, y compris les organisations non gouvernementales (ONG), est appelé à fournir des informations précises sur les fonds reçus, leurs bénéficiaires ainsi que les différents piliers de la riposte auxquels les ressources sont affectées.
Cette démarche vise notamment à assurer un meilleur suivi des financements, à prévenir les risques de mauvaise gestion et à garantir que les ressources mobilisées contribuent effectivement aux interventions sanitaires sur le terrain.
La clarification de ces chiffres intervient dans un contexte où la transparence dans la mobilisation, l’affectation et l’utilisation des fonds constitue un enjeu essentiel pour l’efficacité de la lutte contre Ebola en RDC.
Le Hautpanel
