Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient connaissent une nouvelle escalade verbale après des déclarations attribuées à un conseiller influent du Guide suprême iranien, Iran. Ces propos, largement relayés, ciblent plusieurs États du Golfe et ravivent les inquiétudes sur une possible extension du conflit régional.
Selon ces déclarations, le responsable iranien aurait adressé un avertissement aux pays du Golfe, notamment les Émirats arabes unis et le Koweït, les appelant à « choisir un camp » dans le contexte des tensions régionales.
« Si les Émirats arabes unis et le Koweït sont avec les sionistes, ils devraient céder Abou Dhabi et Boubyan à l’Arabie saoudite et à l’Irak», a souligné le conseiller principal de Khamenei, Rezaee.
Le discours évoque des scénarios extrêmes, allant jusqu’à suggérer des modifications territoriales impliquant certains États du Golfe et des puissances régionales comme l’Arabie saoudite et l’Irak. Ces propos, particulièrement sensibles, interviennent dans un climat déjà tendu entre acteurs régionaux.
Référence au front libanais et stratégie de dissuasion
La déclaration fait également référence à la situation au Liban, notamment à Beyrouth, où le mouvement allié de l’Iran, Liban, est au cœur des tensions avec Israël.
Le conseiller affirme que toute attaque contre les zones sensibles de Beyrouth aurait entraîné une riposte massive, illustrant selon lui la doctrine de dissuasion militaire iranienne basée sur la réponse asymétrique et la protection de ses alliés régionaux.
Une doctrine de sécurité régionale assumée
La phrase centrale de ce discours résume la vision stratégique attribuée à Téhéran : la défense des alliés régionaux est considérée comme une condition essentielle de la sécurité nationale iranienne. Cette posture s’inscrit dans une logique de rapport de force où l’Iran cherche à affirmer son influence à travers ses réseaux d’alliés dans la région, tout en adressant des messages de dissuasion à ses adversaires.
« Si les sionistes avaient attaqué les faubourgs de Beyrouth, nous aurions fait pleuvoir des missiles sur les territoires occupés du nord avec une force plusieurs fois supérieure à celle de la guerre des 40 jours», a poursuivi Rezaee.
Ces déclarations interviennent alors que les relations entre l’Iran et plusieurs pays du Golfe restent fragiles, malgré certaines tentatives de rapprochement diplomatique ces dernières années.
Elles soulignent également les divisions persistantes au sein de la région entre États alignés sur les États-Unis et ceux adoptant une posture plus autonome ou hostile à l’influence occidentale.
Le Hautpanel
