Les États-Unis ont considérablement renforcé leur campagne militaire contre l’Iran, menant en deux jours une série de frappes qui, selon le Commandement central américain (CENTCOM), ont visé près de 170 objectifs militaires destinés à réduire les capacités offensives de Téhéran, notamment dans le détroit d’Ormuz.
Dans un communiqué, le CENTCOM affirme que les forces américaines ont frappé environ 90 cibles militaires de ce mercredi 8 juillet 2026, après une première vague ayant visé près de 80 objectifs le 7 juillet. Les opérations ont ciblé des systèmes de défense aérienne, des radars de surveillance côtière, des dépôts de missiles et de drones, des infrastructures logistiques ainsi que des capacités navales, dont plus de 60 embarcations des Gardiens de la révolution. Washington soutient que ces frappes répondent aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, malgré un cessez-le-feu annoncé.
De son côté, l’agence iranienne Fars rapporte qu’une frappe américaine a touché le pont ferroviaire d’Ogtay Khan, dans la province de Golestan, au nord-est du pays. Ce pont est présenté comme un maillon stratégique du corridor ferroviaire reliant l’Iran à la Chine via le Turkménistan, avec des connexions vers la Russie. Les autorités iraniennes ont également suspendu le trafic ferroviaire de voyageurs entre Téhéran et Mashhad après des dommages signalés sur cette ligne.
Par ailleurs, les autorités provinciales de Bushehr ont indiqué qu’un projectile américain avait frappé les abords de la centrale nucléaire de Bushehr, sans préciser l’étendue des dégâts ni confirmer un impact direct sur les installations nucléaires.
Sur le front diplomatique, les tensions demeurent également entre Washington et Tel-Aviv. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a rejeté les déclarations du président américain Donald Trump évoquant un éventuel retrait israélien du sud du Liban, affirmant qu’Israël maintiendrait ses forces dans la région jusqu’au désarmement du Hezbollah.
Cette nouvelle escalade militaire fait craindre un élargissement du conflit au Moyen-Orient, alors que les échanges de frappes se poursuivent et que les inquiétudes grandissent quant à la sécurité des infrastructures stratégiques et des voies commerciales régionales.
Le Hautpanel
